Incontinence urinaire à cheval : symptômes, causes et solutions
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L’incontinence urinaire reste un sujet dont on parle peu, y compris dans le milieu équestre.
Pourtant, certaines cavalières remarquent des fuites urinaires lorsqu’elles montent, au trot assis, au galop, en portant du matériel lourd ou même en sanglant leur cheval.
L’incontinence urinaire correspond à une perte involontaire d’urine. Elle peut être occasionnelle ou plus fréquente et avoir différentes causes.
L’équitation n’est pas nécessairement à l’origine du problème, mais l’effort physique, la pression abdominale et le fonctionnement du plancher pelvien peuvent rendre certains symptômes plus visibles en selle.
Quels sont les différents types d’incontinence urinaire ?
Toutes les fuites urinaires ne se ressemblent pas.
Incontinence urinaire d’effort
Elle apparaît lorsqu’une augmentation de la pression abdominale entraîne une fuite d’urine.
Cela peut arriver lorsque tu :
- tousses ;
- éternues ;
- ris ;
- soulèves une charge ;
- fais un effort physique ;
- pratiques certaines allures ou mouvements à cheval.
Chez une cavalière, cela peut par exemple se produire au trot assis ou lors d’un effort important à l’écurie.
Incontinence par urgenturie
Elle se manifeste par une envie soudaine et difficile à contrôler d’uriner, parfois suivie d’une fuite avant d’avoir pu atteindre les toilettes.
Elle peut être liée à différents facteurs, dont certains troubles de la vessie ou certaines pathologies.
Incontinence par regorgement
Elle apparaît lorsque la vessie ne se vide pas complètement, ce qui peut entraîner des fuites fréquentes ou continues.
Incontinence fonctionnelle
Dans ce cas, le fonctionnement de la vessie n’est pas nécessairement le problème principal. Une limitation physique ou cognitive empêche simplement la personne d’aller aux toilettes à temps.
Incontinence mixte
Elle correspond à l’association de plusieurs types d’incontinence, par exemple incontinence d’effort et urgenturie.
L’équitation peut-elle provoquer une incontinence urinaire ?
Pas directement dans la majorité des cas.
L’incontinence urinaire peut avoir de nombreuses causes. En revanche, l’équitation sollicite fortement le tronc et le bassin et peut parfois révéler des symptômes déjà présents.
Les mouvements répétés, les variations de pression abdominale et la façon dont le plancher pelvien se contracte et se relâche peuvent influencer la sensation de contrôle urinaire pendant l’effort.
Si tu ressens des fuites spécifiquement lorsque tu montes, cela ne signifie donc pas forcément que l’équitation en est la cause.
Quel rôle joue le plancher pelvien ?
Le plancher pelvien est un ensemble de muscles qui soutient notamment la vessie, l’urètre, l’utérus et le rectum.
Il participe au contrôle de la continence.
S’il manque de force, de coordination ou au contraire s’il reste trop contracté, certains symptômes peuvent apparaître.
Pour les cavalières, il est particulièrement intéressant de comprendre ce fonctionnement car le plancher pelvien travaille en permanence pour stabiliser le bassin et accompagner les mouvements du cheval.
Tu peux approfondir ce sujet dans notre article sur le plancher pelvien et l’équitation.
Quelles sont les causes possibles de l’incontinence urinaire ?
L’incontinence n’est pas une maladie en soi mais un symptôme qui peut avoir des causes très différentes.
Causes temporaires
Certaines situations peuvent augmenter temporairement la fréquence des envies d’uriner ou favoriser des fuites.
Cela peut notamment inclure :
- une consommation importante de caféine ou d’alcool ;
- certains médicaments ;
- une infection urinaire ;
- la constipation.
Grossesse et accouchement
Pendant la grossesse, les changements hormonaux et l’augmentation de la pression exercée sur le bassin peuvent influencer la continence.
Après un accouchement, les muscles et tissus du plancher pelvien peuvent également avoir besoin de temps pour récupérer.
Changements liés à l’âge et à la ménopause
Avec l’âge, le fonctionnement de la vessie et des tissus pelviens peut évoluer.
Après la ménopause, les changements hormonaux peuvent également influencer les tissus de l’urètre et de la vessie.
Chirurgies pelviennes
Certaines interventions chirurgicales dans la région pelvienne peuvent affecter les muscles, tissus ou nerfs impliqués dans le contrôle urinaire.
Problèmes prostatiques
Chez les hommes, certains troubles de la prostate ou leurs traitements peuvent être associés à des symptômes urinaires.
Troubles neurologiques
Certaines maladies neurologiques peuvent perturber les signaux entre le cerveau, la moelle épinière et la vessie.
Une infection urinaire peut-elle provoquer des fuites ?
Oui.
Une infection urinaire peut irriter la vessie et provoquer :
- des envies fréquentes d’uriner ;
- une sensation d’urgence ;
- des brûlures ;
- parfois des fuites.
Si les symptômes apparaissent soudainement ou s’accompagnent de douleur ou de brûlures, mieux vaut demander un avis médical.
Si tu ressens aussi une irritation, des frottements ou une gêne intime après avoir monté, notre guide sur la santé vaginale et l’équitation peut t’aider à distinguer différents types d’inconfort.
Faut-il arrêter de monter en cas de fuites urinaires ?
Pas nécessairement.
Pour certaines personnes, quelques ajustements peuvent suffire à améliorer le confort :
- modifier temporairement l’intensité de l’entraînement ;
- observer à quels moments les fuites apparaissent ;
- travailler la coordination du plancher pelvien ;
- revoir la posture et la respiration ;
- éviter de monter longtemps avec une forte envie d’uriner.
En revanche, si les symptômes sont fréquents, s’aggravent ou affectent ton quotidien, mieux vaut consulter un professionnel de santé.
Un kinésithérapeute spécialisé en rééducation pelvi-périnéale peut également aider à comprendre si le problème vient d’un manque de force, d’une mauvaise coordination ou d’une tension excessive.
Le confort en selle joue-t-il un rôle ?
Le confort ne traite pas une incontinence urinaire.
Mais lorsque la région pelvienne est déjà sensible, limiter les frottements et les points de pression peut rendre les séances plus agréables.
Une selle adaptée, une position équilibrée et des vêtements qui restent bien en place permettent d’éviter d’ajouter une gêne mécanique supplémentaire.
Si la pression ou les frottements sont aussi un problème pour toi, tu peux consulter notre article sur les irritations et douleurs de selle à cheval.
Quand consulter ?
Il est préférable de demander un avis professionnel lorsque :
- les fuites deviennent fréquentes ;
- elles s’aggravent ;
- elles apparaissent soudainement ;
- tu ressens des douleurs ou des brûlures ;
- tu as du mal à vider complètement ta vessie ;
- les symptômes affectent ton quotidien ou ton équitation.
Il existe aujourd’hui plusieurs approches permettant d’améliorer ou de traiter l’incontinence selon sa cause. Ce n’est pas quelque chose qu’il faut simplement accepter comme une conséquence normale de l’âge, de la grossesse ou de l’équitation.
Questions fréquentes
L’incontinence urinaire est-elle fréquente chez les cavalières ?
Les fuites urinaires peuvent toucher des femmes de différents âges et niveaux d’activité. Certaines cavalières les remarquent particulièrement pendant les efforts ou certaines phases de l’équitation.
L’équitation peut-elle provoquer une incontinence urinaire ?
L’équitation n’est généralement pas considérée comme une cause directe. Cependant, l’effort, la pression abdominale et le fonctionnement du plancher pelvien peuvent rendre les symptômes plus visibles chez certaines personnes.
La pression de la selle influence-t-elle le plancher pelvien ?
La position et la pression en selle peuvent modifier la façon dont le bassin et les muscles pelviens travaillent. Cela peut influencer le confort, surtout lors de longues séances.
Dois-je arrêter de monter si j’ai des fuites urinaires ?
Pas forcément. Si les symptômes sont légers, il peut être possible de continuer à monter tout en recherchant leur cause. En cas de symptômes persistants ou importants, demande un avis professionnel.
Les exercices de Kegel sont-ils toujours recommandés ?
Non. Certaines personnes ont besoin de renforcer leur plancher pelvien, tandis que d’autres ont surtout besoin d’apprendre à le relâcher ou à mieux le coordonner. Une évaluation individuelle est préférable.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Lorsque les symptômes sont fréquents, s’aggravent, apparaissent soudainement ou ont un impact sur ton quotidien.
Pour une vue plus large des questions de santé intime liées à l’équitation, tu peux également consulter notre guide sur l’équitation et la santé intime féminine.
Dernière mise à jour : 2026